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L’économie du burn-out, quand la richesse nous rend malade
L’économie du burn-out, quand la richesse nous rend malade

L’économie du burn-out, quand la richesse nous rend malade

J’aide depuis une trentaine d’années de nombreux collègues menacés par le burn-out ou qui y succombent. Cet épuisement professionnel est le problème de santé numéro 1 dans de nombreuses entreprises et organisations. Le rapporteur à l’ONU apporte une contibution éclairante sur les causes de cette pandémie et comment la prévenir dans nos sociétés « riches ».

Lorsque la croissance ne produit plus de bien-être mais anxiété et inégalités, c’est que notre modèle économique a fini par se retourner contre sa promesse de progrès, estime le rapporteur à l’ONU, Olivier De Schutter.

Lors de sa conférence de rentrée sur le campus d’HEC Paris en août 2025, il a livré une analyse puissante : notre économie, fondée sur la compétition, l’obsession de la croissance et une méritocratie rigide, épuise les élites, aggrave les inégalités et détruit la confiance entre individus comme envers les institutions. Avec elle, c’est la santé mentale, la cohésion sociale et la démocratie qui vacillent. Réduire les inégalités, retrouver le sens du collectif et restaurer la confiance devient un impératif systémique.

Olivier de Schutter invite à changer d’imaginaire collectif, en s’inspirant notamment du sociologue allemand contemporain Hartmut Rosa et de son concept de « résonance » : faire de la qualité du rapport au monde et aux autres – capacité à se laisser toucher, à apprendre des autres et à s’enthousiasmer – un objectif explicite, plutôt que de réduire la réussite à l’accumulation et au classement. 

Vous pouvez lire ci-dessous le résumé ou, mieux, visionner l’intégralité de la conférence :



Annexe
Les principaux modèles d’analyse du stress au travail :

  • Le modèle de Karasek d’analyse du stress au travail (demande / contrôle / soutien) ; c’est un des moyens les plus employés pour repérer les situations à risques ; lien Wikipedia.
  • Le modèle de Siegrist (effort /récompense) : il analyse le déséquilibre entre les efforts fournis et les récompenses reçues, qu’elles soient salariales, symboliques ou liées à la sécurité de l’emploi. Il est très utile pour comprendre les situations de surcharge et de perte de reconnaissance.
  • Modèle transactionnel de Lazarus : il définit le stress comme un déséquilibre perçu entre les contraintes et les ressources de la personne. Il sert beaucoup à l’analyse des mécanismes individuels d’évaluation de la situation.

Cet article est publié sous le nom de son auteur et il n’engage pas les organisations auxquelles il pourrait appartenir. Il n’a pas valeur de conseil juridique – sous réserve d’erreurs et d’omissions.